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mardi 30 janvier 2018

Une mare étanchéifiée à la chaux, chez l'association Ciel-ou-vert

L'article qui suit, écrit par l'amie Camille pour l'association Ciel-ou-Vert, relate la création de mares étanchéifiées à la chaux, sur un jardin où l'une des problématiques principales est la sécheresse.
Nous sommes ravis et reconnaissants de pouvoir le publier ici !


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Un article très détaillé, comme on aurait aimé trouver pour nous faciliter la préparation du chantier. L’essentiel de cette aventure ne se trouve pas dans les mots - peut-être une phrase y fait-elle allusion ici -, cela se vit !


Grande mare sur la terrasse centrale du jardin.


PETIT ÉTAT DES LIEUX

L'association Ciel-ou-vert habite un jardin de particuliers à Pertuis, petite ville au Sud du Luberon.
Dans les jours et mois à venir, nous voulons de nos mains construire toutes les structures qui permettront de rendre de plus en plus autonome, durable et résilient le système que nous co-dessinons avec la nature pour ce jardin. Sa vocation est de :
- y soutenir la vie, toute la vie, dans sa plus grande diversité. Tout en mariant cet objectif avec le suivant ; 
- obtenir une récolte, de plus en plus abondante, pour satisfaire les besoins essentiels des jardiniers, puis ceux de ceux qui les entourent, avec peu d’apports extérieurs quand on le peut ;  
- accueillir, se rencontrer, échanger, transmettre, créer... 




Cela prend et prendra du temps, le temps juste de ces choses pour se faire…
Quand-même, il y a quelques “gros cailloux” pour commencer : le système de gestion des eaux, la serre pour les semis, les toilettes sèches pour la fertilisation, un abri d’accueil pour partager, créer, etc.

Et comme nous vivons avec la sécheresse, qui a atteint un nouveau record cette année, quasiment 7 mois sans pluie (qui mouille vraiment), entre avril et novembre, notre première priorité consiste à bricoler le système de l’eau. Le jardin n’a pas de point d’eau, il se situe en colline sèche, la maison sur le terrain est raccordée au réseau de la ville.


Les ressources autonomes en eau du jardin sont :
  • L’eau de pluie : il y a beaucoup de surface en toiture pour récupérer l’eau, mais il ne pleut qu’en automne (normalement - mais qu’est devenue la normalité ?), parfois en hiver et plus ou moins au printemps. Rien en été, au moment où nous en avons le plus besoin. Nous ne pouvons pas beaucoup compter sur cette ressource. Nous souhaitons quand-même augmenter les capacités de récupération et de stockage. Une cuve agricole de 1000L a été mise en place temporairement. L’idée est de construire des cuves plus grandes. 
  • Les eaux grises de la maison sur le terrain, raccordée au réseau d’eau de ville. L’eau des lavabos et douches d’une famille de quatre personnes pourrait largement contribuer à bien arroser le jardin, et ce même en été. Nous voulons l’évacuer dans des cuves de phytoépuration, avant de se jeter dans une grande mare centrale. 

La terrasse basse du jardin,
sous le soleil de fin d'hiver.
La même terrasse,
sous la neige de cet automne.



POURQUOI DES MARES ?

Le projet, commencé en 2016, est de creuser une mare pour chaque niveau de ce jardin - qui est en pente et composé de trois terrasses.
  • Cela permet de remplir partout son arrosoir sans avoir à monter et descendre.
  • C’est autant de volume de stockage des eaux que génère la maison par ses toitures et évacuations. Mais en plein air et donc soumises à l’évaporation, d’où l'importance de stocker de l’eau en cuve aussi pour renforcer l’approvisionnement. Cette évaporation est malgré tout recherchée pour contribuer à créer des microclimats qui rendront le lieu encore plus favorable à la vie. 
  • Et puis justement, surtout parce que les mares ça grouille de vie. C’est précieux dans un jardin “vivant”. Cela abreuve les insectes, les oiseaux et autres animaux. De nouvelles espèces animales et végétales viennent y habiter.

Par jardin “vivant”, nous voulons dire que, bien sûr, tout est vivant, mais la végétation non touchée par l’homme est bien plus riche de formes de vies que lorsqu’on y intervient en coupant, élaguant, semant des monocultures, etc. Ce qu’on fait dans un jardin ornemental classique. Dans un jardin où l’objectif est que la vie s’accroisse de plus en plus, on cherche à cohabiter harmonieusement avec le végétal, les champignons, l’animal, le minéral…
Une des premières choses que l’on peut faire, c’est de laisser des espaces délimités où l’on n’intervient pas. On y laisse la végétation et toute autre forme de vie spontanée s’y installer. On laisse les herbes hautes. Cela peut être simplement de petits îlots au milieu d’une pelouse tondue et sur laquelle on circule par exemple (bon, la pelouse à l’anglaise, ici, on oublie !). Simplement en laissant les herbes hautes, on constate très rapidement une explosion de la vie : des nouvelles espèces végétales, animales… se succèdent.
Et lorsqu’il y a un point d’eau, c’est encore plus fou.


Papillon à la magnifique parure (du genre Zygaena), que nous avons rencontré au jardin, en laissant pousser la flore spontanée, en l'occurence des Knauties des champs, ou Scabieuses des champs.


Par exemple, voyons ce qu’il s’est passé ici.
On a creusé en 2016, une petite mare de moins de 80 cm de profondeur (car on atteint très vite le rocher) sur la restanque, ou terrasse, la plus haute du jardin. On l’a remplie avec l’eau de pluie au printemps et très peu végétalisée par manque de temps à ce moment.
Premier été : la mare est remplie de larves de moustiques (voir un article rédigé pour La Graine Indocile sur quelques rôles des moustiques dans les écosystèmes), les insectes et oiseaux viennent s’y abreuver, on voit quelques libellules… Elle s’évapore beaucoup, il reste un peu d’eau et se remplit de nouveau avec les pluies d’automne. Au printemps, quelques grappes d’oeufs de grenouille sont accrochées au seul petit îlot formé dans la mare. Puis les grenouilles. L’été arrive : nous ne trouvons plus une seule larve de moustique. Que s’est-il passé ?
En à peine un an, sur un petit point d’eau stagnante, très pauvrement agrémenté, la vie a colonisé inévitablement. Quand nous avons vidé cette petite mare cet automne pour en refaire le revêtement (lire plus bas), avant de la laisser tranquille pour un bon moment, nous avons trouvé des dizaines de larves de libellule ! Comme d’autres animaux, celles-ci se sont bien nourries des cadeaux laissés par maman moustique. Les libellules peuvent vivre plusieurs années à l’état de larve selon les espèces avant de passer au stade aérien qui ne dure que quelques semaines. Ces larves sont de sacrées prédatrices d’autres larves, notamment celles de moustiques (lien du site DORIS pour des données et images sur ces larves de libellule). 
C’est pour cela que nous n’avons pas besoin d’introduire de poisson (dans l’idée qu’il nous épargnera les piqûres de moustiques). Les poissons ont besoin de beaucoup manger et, dans un petit volume, il n’y aurait plus beaucoup de vie, à part notre poisson de compagnie à nourrir... 


L'eau de la petite mare de la restanque haute


Les buttes de culture que nous avons réalisées
parce que nous disposions de terre en creusant la mare.

  • Et quand on cure la mare, pour éviter qu’elle ne se referme, on utilise tout cela pour fertiliser le jardin. 
  • Une mare c’est beau, rafraichissant, apaisant... 
...


ET L'ÉTANCHÉITÉ ?

Depuis cet automne, deux des trois mares prévues sur l’ensemble du jardin sont réalisées.



Avant que tout ne commence sur la restanque centrale...

Puis...


La plus grande est celle de la restanque du milieu. Elle sera alimentée par la phytoépuration des eaux grises de la maison, qui se trouve plus haut. Cette mare fait près de 8 m de long et est en forme de 8. Nous voulions atteindre au moins 1 m de profondeur pour favoriser la vie dans les températures extrêmes. Nous avons réussi malgré le rocher.

La première partie du 8, en forme d’escaliers est destinée à être végétalisée et devenir l’abri d’une multitude de faune et bactéries filtrant l’eau (déjà préfiltrée par les bacs de phytoépuration en amont). Le second cercle du 8, en communication avec le premier, sera destiné si possible à la baignade naturelle. Il est prévu d’oxygéner l’eau avec une petite pompe solaire. Il a donc fallu creuser, et tout cela à la main, s’il vous plaît ! Et bien prendre les niveaux aussi, c’est important.




Merci à toutes celles et ceux qui ont filé un petit ou un gros coup de mains, en hiver-printemps 2017, on en oublie c’est sûr : les Guillaume, Chloé, Fabien, Alain, Marie, Muriel, Jean-Luc, Emilie, Romain, Camille, Lydie, Fabrice… Puis sont venus s’ajouter aux récidivistes pour le chantier béton de chaux en septembre - octobre : Nicolas, Didier, Christopher, Arnaud, Carole, Vincent, Laurie (merci pour le reportage photos qui permet d'illustrer cet article !), Florent, Virginie, Sébastien, Bernard… Grand merci ! 

Ensemble c'est mieux.

Puis s’est posée la question du revêtement. Parfois, il peut être bien de se poser cette question en premier : une fois creusée, la bâche plastique EPDM, revêtement le plus imperméable dont on peut disposer dans cette région sèche, et le plus rapide à poser, semblait en l'occurrence difficile à poser avec cette forme compliquée.

Note pour plus tard : pour une bâche, creuser une forme simple, rond, ovale, carré, rectangle… mais un huit, non.

Nous avons d’abord fait un test à l’argile. La terre étant relativement argileuse, nous avons rempli un fond d’eau, puis sauté, dansé… en bottes avec les enfants. Avec le tassement, le fond d’eau s’est maintenu tout l’après midi, mais le lendemain matin il n’y avait plus rien. Le sol étant extrêmement drainé par les strates de roches, notamment sur les bords plutôt droits, il aurait fallu des couches et des couches d’argile, à refermer et relisser chaque fois qu’il y a évaporation et sécheresse… La technique à l’argile peut très bien fonctionner dans certaines régions, ici cela ne semble pas approprié.

Test en juin.

Nous voulions aussi qu’il y ait un échange entre les milieux (ce qui n’est pas le cas avec une bâche). Nous pouvions nous le permettre, étant prévu que la mare soit régulièrement alimentée par une phytoépuration des eaux d’une famille qui vit sur le lieu. L’eau en s’infiltrant dans le sol progressivement contribue à humidifier toute la zone et profite à tout l’environnement du jardin. Le challenge étant que le flux ne soit pas trop rapide afin de maintenir le niveau de la mare, surtout en été.

Nous avons finalement choisi la chaux, connue pour sa porosité (qui faisait respirer les murs des anciennes maisons). Et aussi parce que c’est beau, bien que très blanc ! Notre inspiration est venue des bassins romains qui se faisaient avec de la chaux : c’était plutôt une base de murs de pierres, enjointées et enduites à la chaux. Mais nous avions très peu d’informations sur les procédés, à part les informations générales que tout-un-chacun peut trouver sur la mise en oeuvre de la chaux. Nous testons donc, pour nous tous !

Devant les choix qui s’offraient à nous, nous avons opté pour des intrants, chaux et sable, qui ont un coût énergétique assez élevé. La chaux est produite à partir de pierres calcaires chauffées à 900°C. C’est un procédé de décarbonatation qui relâche du dioxyde de carbone. Les processus aujourd’hui industriels pour fournir ces matières sont très lourds et, à la grande échelle de notre minéralisation urbaine extrême, dégradent considérablement l’environnement, bien que le sable provienne des carrières du coin...
A notre niveau, nous avons fait ce choix en conscience, en espérant que l’amélioration écologique du lieu viendra rééquilibrer cette concession.

C’est un choix qui demande aussi bien plus de temps et de travail que la pose d’une bâche. Mais au vu des expériences de partage, d’amusement, de découverte... que nous avons vécues en chantier collectif, cela “valait le coup” !





TECHNIQUES UTILISÉES

Nous avons utilisé de la chaux hydraulique, qui fait sa prise à l’eau (utilisée en extérieur) et continue lentement sa carbonatation à l’air, avec le dioxyde de carbone. Elle reste malléable suffisamment longtemps pour la retravailler, mais sèche plus vite que la chaux aérienne (en surface, car le séchage à coeur est un processus long avec la chaux, mais qui contribue paradoxalement à sa tenue dans le temps et à son adaptabilité aux mouvements). Elle est plus résistante à la compression car elle n’est pas pure et contient aussi des fines (particules d’argile notamment). Celle dont nous disposions chez le fournisseur de matériaux du coin est la moyenne : la NHL 3,5.
A noter : beaucoup de sacs de chaux sont des mélanges avec du ciment. Nous voulions seulement de la chaux, pour les propriétés de la chaux. Dans ce cas, il faut choisir de la NHL 2, ou 3,5, ou 5, sans autre lettre ou symbole dans l’appellation. Pour notre chantier, il fallait au moins de la 3,5 pour la dureté voulue.



Eh voilà, au boulot !

Méthode de calcul que nous avons utilisée pour la grande mare :

Nous avons calculé la surface de chaque partie du “huit” comme si c’était un rectangle, en multipliant la plus grande longueur par la plus grande largeur (et en mesurant ces distances à l’aide d’un fil qui épousait le fond de la mare, afin de tenir compte de la profondeur). Nous avons obtenu une surface que nous avons multiplié par la hauteur de matière à poser (voir plus bas, la recette utilisée).

C’était approximatif car c’est en pratiquant que nous nous sommes rendus compte de la quantité de matière utilisée ! Il était notamment difficile sans en avoir l’expérience d’anticiper les épaisseurs des couches successives. Nous avons eu de quoi faire la grande mare, et le surplus qui restait nous a servi à faire la petite mare du haut (qui était revêtue d’une bâche plastique de piscine de récup’). Ce premier calcul était juste pour le sable, il est resté de la chaux.


Petite mare sur rocher.

Au final, nous nous sommes servi pour les deux mares de 23 sacs de NHL de 35 kilos, et d’un peu plus de 4 tonnes 2 de sable (provenant de la carrière de Vaugines, en granulométrie 0/4). Les dimensions sont à venir voir en visite sur place, pour mieux se rendre compte.




La recette que nous avons testée :

Nous avons d’abord structuré toute la surface de la mare en tapissant avec du grillage à moutons (rouleau de galvanisé de 120 cm par 50 m pour la grande mare uniquement). Le conseil pourrait être de bien enchevêtrer les pièces du puzzle ensemble afin qu’il soit au maximum plaqué au sol. La difficulté est, dans les creux et surplombs, d’avoir le moins d’espace entre le grillage et le sol afin qu’il soit bien pris dans la première couche de mortier.




Nous avons fait ce revêtement en 3 couches.

La première couche (les 15 et 16 septembre 2017) : 
Le mélange que nous avons utilisé pour une bétonnière classique est de 5 seaux de sable (seaux de maçon de 11L) pour 2,5 de chaux (un demi sac coupé en deux, versé dans la bétonnière). Nous l’avons fait le plus solide possible afin d’avoir une bonne épaisseur et de prendre le grillage. Nous sommes arrivés à une épaisseur inférieure ou égale à 5 cm.
On a posé le mortier en balançant bien la matière pas trop liquide contre la terre, et de façon à ce que la structure en grillage soit prise. Nous n’avons pas cherché à resserrer la première couche qui a craquelé de partout en séchant. On l’a laissée sécher près d’un mois (nous étions aidés par la sécheresse de cet automne, bien qu’il y ait eu une petite pluie fine courte le premier jour, voir photo de l’abri de chantier). Constatation : en marchant dessus, c’est très solide, presque comme de la pierre, et cela va encore carbonater avec le temps. Nous n’avons donc pas besoin d’autant d’épaisseur de mortier que l’on pourrait imaginer pour la deuxième couche qui sera beaucoup plus fine que la première structurante, et dont l’utilité est essentiellement de venir combler les grosses fissures de la première.



Tente de mare avec cannes de Provence,
corde et fer à béton.

Jeté de matière sur grillage et terre !


Première couche, les crevasses.



Deuxième couche avec du sable gris
de la Durance pour la petite mare.
Nous avons légèrement réduit le sable et fait cette fois un mélange de 4 seaux de sables pour 2,5 de chaux. Nous l’avons rendu légèrement plus liquide que pour la première couche, l’idée étant de combler toutes les fissures. Nous sommes arrivés à une épaisseur d’à peu près 1 cm, parfois moins. En séchant, cet enduit fait de toutes petites fissures, que nous avons surveillées et frotassées au chiffon trempé dans l’eau, à l’éponge, à la brosse, au balai…, pendant toute la durée du séchage, afin qu’il n’y ait quasiment plus de fissure visible à l’oeil nu. Le séchage est plus rapide que la première couche, l’épaisseur étant moindre.


La troisième couche (31 octobre 2017) :
Nous avons fait un badigeon, un “lait de chaux” : c’est un mélange d’eau et de chaux à parts égales, badigeonné au pinceau. Cela permet de combler toutes les micro-fissures restantes. Comme il n’y a pas de sable dans ce mélange, la matière ne se rétracte pas en séchant. Il n’y a plus une fissure ! Le bassin est blanc de blanc !




L’inconvénient de travailler avec la chaux c’est que la poudre est très volatile et c’est très corrosif, il faut bien se protéger avec des gants en plastique épais, pantalons, masque et lunettes lorsqu’on vide le sac dans la bétonnière. En revanche, c’est très agréable à travailler car très modelable, on peut y revenir plusieurs heures encore après la pose, et en même temps la chaux hydraulique sèche en surface relativement rapidement, ce qui permet de ne pas trop faire trainer les travaux en longueur. C’est un matériau plus “vivant” que le béton dans la mesure où cela carbonate avec le temps, et même si “ça bouge”, cela peut se resolidifier au contact de l’air.



E.P.I. en place.






EXPÉRIMENTATION EN COURS

Premières observations avec la première pluie, quelques jours après le badigeon (vers le 5 novembre). L’eau est bien retenue. Le niveau baisse un petit peu en quelques jours, mais c’est très lent, mission accomplie !




Ces temps-ci, nous avons laissé le peu d’eau qu’il y a. Il n’y a pas vraiment encore de microclimat favorable car la végétation n’est pas installée (nous planterons au printemps). Au-dessus du niveau d’eau qui gèle pour toutes ces raisons, le badigeon a tendance à craqueler. Cela pose des problèmes d’étanchéité : l'eau est maintenue mais ne remonte pas, avec les récentes pluies, au-dessus de cette zone de craquelage qui se trouve à fleur du niveau initial de l'eau. Il aurait semble-t-il fallu que nous vidions le bassin tant qu'il n’est pas maintenu rempli et bien végétalisé. Nous allons donc le vider totalement, le maintenir à sec, repasser un rapide coup de badigeon. Nous le mettrons en eau quand nous pourrons maintenir le niveau d’eau (système de phytoépuration relié), lorsqu’il ne gèlera plus et que nous pourrons introduire des plantes.




Pour plein de raisons, notre timing a été celui-ci, mais pour éviter ces inconvénients, peut-être que le mieux est de faire ce genre de chantier après les dernières pluies de printemps et avant les grosses chaleurs de l’été (si de telles transitions existent encore), pour que cela sèche bien et pouvoir remplir et végétaliser rapidement.

Le prochain objectif d’ici la fin 2017 - début 2018 est d’installer la tuyauterie de la phytoépuration des eaux grises de la maison de Camille et Guillaume. Cela permettra de mettre en place les bacs de phytoépuration au printemps, de relier le système à la mare pour l’alimenter, et de végétaliser. Il y aura un chantier petit pont à faire aussi !

Voici nos retours d’expérience pour le moment. A suivre...
L'aventure continue !


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Le site internet de Ciel-ou-vert :


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